17 juillet : Bienheureuses Carmélites de Compiègnes
" Dix-sept Carmélites vivent cloîtrées dans leur couvent de Compiègne, sous la conduite de Mère Thérèse de Saint Augustin. La doyenne Soeur Charlotte de la Résurresction, a 78 ans ; la plus jeune, Soeur Constancede Jésus, encore novice, a vingt neuf ans.
Le 4 août 1790, le directoire du disctrict, appliquant la loi du 13 février 1790 qui supprime les ordres religieux, confidque leurs biens et disperse la communauté. Les soeurs, en groupes de quatre, continuent à suivre leur règle de vie, notamment au niveau de la prière, ce qui n'échappe pas à des observateurs mal intentionnés. Dénoncées au Comité de salut public, elles sont arrêtées le 22 juin 1794, à l'exception de Soeur Marie de la Visitation, seule rescapée du couvent et qui en a écrit l'histoire.
Le 12 juillet, les seize Carmélites sont transférées à Paris. Enfermées à la Conciergerie, elles continuent à tenir la régularité de leurs offices, même à deux heures du matin. Le 17 juillet, un procès bâclé les condamne à mort pour fanatisme à cause de leurs "sottes pratiques de religion". Elles chantent des cantiques dans la charrette qui les conduit à l'échafaud. La première, soeur Constance s'agenouille devant sa supérieure pour demander sa bénédiction et la permisssion de mourir, puis monte les marches en chantant le psaume Laudate Dominum Omnes Gentes. Quatorze fois les soeurs en font autant. Il ne que Mère Thérèse de Saint Augustin qui se présente à son tour devant la guillotine. " ( Odile HAUMONTE, Le grand livre des Saints, 2010, Presses de la Renaissance )
"Le Dialogue des Carmélites" est le film qui raconte leur histoire, de manière romancée.
C'est Georges Bernanos qui en a écrit le scénario.